Carnet de route en Bolivie

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Depuis les paysages désertiques de l’Altiplano, en passant par l’incroyable biodiversité de l’Amazonie ou encore sur les berges du lac Titicaca, la Bolivie possède une diversité de paysages fascinants. Ajoutez à cela une culture parmi les plus préservés d’Amérique du Sud et la Bolivie comblera tout voyageur qui s’y aventurera. 40 jours de voyage auront été nécessaires afin de relier les principales merveilles de ce pays.

Nous vous invitons à découvrir notre carnet de route en Bolivie et à profiter de nos plus beaux clichés ainsi que de nos conseils aux voyageurs.

Le Salar d’Uyuni : Sud de Lipez et Salar

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Les geysers « Sol des Mananas »

Après les formalités de sortie de territoire Chilien, nous voilà à plus de 4000 M d’altitude au poste de frontière de la Bolivie. Nos visas fraîchement tamponnés, nous prenons un petit déjeuner copieux avant de former les groupes pour l’excursion de 3 jours. C’est en compagnie d’un couple d’espagnols en Lune de miel, Mercedes et Michael, d’un rider de Haute Savoie, Jérôme, d’un prof de math, Timoté, ainsi que du chauffeur, Javier, que notre aventure dans le sud de Lipez commence.
Durant les deux premiers jours une succession de paysages époustouflants se succèdent. Les hauts sommets enneigés côtoient de nombreuses lagunes aux multiples couleurs peuplées de flamants roses. Nous atteignons les 5000 M aux geysers « Sol des Mananas », ou l’on sillonne à même le sol les cratères bouillonnants de différentes couleurs. Notre première nuit au bord de la « Laguna Colorada », nous permet grâce à une courte marche de jouir d’un magnifique panorama sur cet environnement irréel.
L’arrêt au « Parque de los arboles » le lendemain, aura été l’un des points forts de l’excursion: A cet endroit, des formations rocheuses se dressent dans l’immensité du désert telles une forêt de pierre millénaire. La route est encore longue pour rejoindre Uyuni, mais cela nous permet d’apercevoir la faune locale: Lamas, renard, vigogne et viscachas (lapin à longue queue).

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El Parque de los arboles

Pour notre dernier jour, le réveil sonne aux aurores. Direction le Salar d’Uyuni pour assister au lever du soleil, seuls, dans l’immensité du désert. Il y a des endroits sur terre qui sont magiques: Même si l’on nous a vanté maintes fois la beauté de ce lieu, la surprise reste totale. Le Salar est incontestablement l’un des sites les plus atypiques que nous ayons vus…
Nous remontons dans le 4×4 pour nous rendre sur l’île « Incahuasi », un endroit exceptionnel. Avec 100 M de sel sous nos pieds et perdus au milieu de 10000 km2 de désert de sel, cette île de corail arborée de cactus millénaires contraste le paysage d’une manière incroyable.
Nous rencontrons un homme. Un indien Aymara, unique habitant de l’île depuis plus de 40 ans. Ses nombreuses anecdotes nous font rêver le temps d’un café. Ce n’est que bien plus tard (en nous renseignant un peu) que nous réalisons que nous avons passé un moment en compagnie de la légende vivante d’Incahuasi: Don Alfredo Ticona !

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Les traditionelles photos « Locos »

Après la traditionnelle session des photos « loco » sur le blanc éclatant du Salar, nous nous rendons à la dernière étape de notre itinéraire; le «Cementerio de los trenes». De nombreuses locomotives datant du début du siècle sont entreposées en périphérie d’Uyuni. Toutes plus rouillées les unes que les autres, ces vestiges d’une époque révolue offrent un spectacle peu courant.

Potosi: La ville minière

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Marchande de Coca – marché de Potosi

Pendant 4 siècles, Potosi a été l’eldorado de la couronne Espagnole. Cette ville minière dominée par le Cerro Rico, fut un paradis de luxe démesuré. Perceptible encore aujourd’hui dans les églises et façades qui habillent les rues, Potosi ne manque pas de charme. Au programme de nos 3 jours dans la petite ville coloniale: Rencontres, histoire et émotions.

Les visites des mines et de la «Casa de la Moneda» sont deux moments incontournables que nous ne sommes pas prêts d’oublier. Ancien mineur, Beto a été notre guide pendant cette mâtinée. Les hommes qui tiennent cette agence connaissent parfaitement leur montagne et ont une énergie à la hauteur de leur réputation. Ce fut une expérience aussi passionnante qu’impressionnante. Équipés d’une combinaison, de bottes en plastique, d’un casque et d’une lampe frontale nous avons traversé le Cerro Rico de gauche à droite. A peine rentrés qu’un premier chariot nous plaque contre la paroi. Première rencontre avec les mineurs, l’un d’eux a à peine 14 ans et se tue déjà à la tâche. A l’agence on nous avait assuré qu’il n’y avait plus aucuns enfants depuis environ une dizaine d’années. Nous ne sommes qu’à moitié surpris… On vous laisse le soin de lire le reportage de l’UNICEF à ce sujet.
http://www.unicef.org/french/protection/bolivia_58867.html

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A la découverte des mines de Potosi

Au total nous passons 2h30 dans la mine, rencontrons « El Tio » (dieu protecteur) traversons des endroits à faire pâlir les claustrophobes, et essayons au maximum de comprendre l’histoire et le futur des mines de Potosi. Bien que le Cero Rico signifie montagne riche, les ressources commencent à s’épuiser. Pour trouver de nouveaux filons argentifères, il faut creuser davantage en profondeur: Les poches de gaz sont bien plus nombreuses, et les explosions encore plus meurtrières.
Avec une espérance de vie de 45 ans, les mineurs font bien ce travail par obligation et non pas par choix comme on nous l’a dit quelques heures avant. Une chose est sûre, nous garderons un triste souvenir de ces hommes qui se tuent pour leurs enfants…
L’après midi, nous partons nous relaxer dans une piscine naturelle aux eaux vertes à 30 degrés: L’oro del Inca.
La beauté de la nature environnante, la curiosité géologique que constitue cette piscine naturelle (100 M de diamètre pour 25 M de profondeur) et le peu de touristes présents rendent ce site unique…

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La salle des laminoirs – Casa de la moneda

Le lendemain, nous visitons la «Casa de la Moneda», le plus grand monument colonial d’Amérique du Sud. La visite guidée de prêt de 2 heures est passionnante. On y apprend comment pendant plusieurs siècles la monnaie de la couronne espagnole y a été frappée. Une visite marquante car elle montre la folie de l’Homme, sa barbarie et sa cupidité : Les esclaves étaient très mal lotis. Les vapeurs de mercure dégagées lors de la fonte des métaux entraînaient la cécité, la perte des dents et des cheveux, entraînant une mort atroce en l’espace de 3 mois…
Nous ne pouvons pas parler de Potosi, sans mentionner les nombreux touristes avec qui nous avons sympathisé et partagé beaucoup de bon temps. Alors merci à eux, ils se reconnaîtrons!

Sucre: Marché de Tarabuco et la Cordillera de los Frailes

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Vue des toits de la ville blanche de Sucre

Plus belle ville coloniale du pays, Sucre est une étape incontournable.
À peine arrivés notre hôte nous informe qu’une grande fête à lieu au cœur de la ville. Nous profitons quelques heures des parades colorées et des nombreux feux d’artifices.
Le lendemain se tient le marché de Tarabuco situé à 60 kilomètre de la ville. C’est certainement le marché le plus photogénique de toute la Bolivie. Il est situé dans un petit village très charmant qui tous les dimanches rassembles les ethnies des vallées environnantes. Nous passons la journée dans une ambiance des plus sympathiques à flâner, observer les costumes traditionnels et bien évidemment, goûter les nombreux plats locaux !

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Marché de Tarabuco

Sucre nécessite bien plusieurs jours de visite. Le centre ville est un brin sophistiquée (ville la plus chère du pays), il y a de très nombreux bâtiments historiques, des musées et des hôtels tous plus beaux les uns que les autres. On en viendrait presque à oublier qu’on est en Bolivie, si les tenues colorées des femmes ne venaient pas contraster avec les façades blanches de la ville. Le mercado central est certainement l’endroit qui conserve le mieux l’âme de la Bolivie. On y passe plusieurs fois lors de son séjour, afin de s’y ravitailler ou tout simplement pour observer la vie locale.
Aujourd’hui nous partons pour la Cordillera de los Frailes. Accompagnés de Merry, nous partons en Camion pour rejoindre le début du chemin des Incas. Nous montons toutes les deux dans la cabine du chauffeur, avec qui nous apprenons nos premiers mots de Quechua. Quant à Romain, il rejoint les locaux dans la bene, certes moins confortable mais pour le moins dépaysant.
Au bout d’une heure de route le camion nous dépose à l’entrée du chemin des Incas, permettant de rejoindre le village de «Chaunaca». Le chemin pavé de grosses pierres qui longe la falaise est très agréable. Nous marchons près de 2 heures avant de rencontrer une famille de français qui voyage l’Amérique du Sud en Camping car. Nous continuons la route avec eux, jusqu’au petit village de «Maragua» bâtit au cœur du cratère!

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Le petit village de «Maragua»

L’endroit est exceptionnel. Un cratère de 4 km de diamètre ou sont visibles toutes les différentes strates de couleurs qui composent le volcan.
La fin d’après midi approche, nous en profitons pour marcher jusqu’à un point de vue situé sur les hauteurs du cratère. Nous profitons du coucher de soleil. L’endroit aspire à la sérénité, un moment qui restera gravé dans nos mémoires.
Nous dormons au sein d’un hébergement charmant construit par les villageois pour les touristes (l’ensemble des revenus revient d’ailleurs à la communauté). Mais nous sommes attristés de constater que le village se meurt; les maisons semblent inhabitées et les tables de tissage sont poussiéreuses et oubliées… Le village est peuplé d’écoliers et de quelques personnes âgées. A la pension on nous expliquera que la majorité des personnes sont partit trouver du travail sur Sucre.
Nos quelques mots de Quechua, nous permettent de communiquer et d’échanger des sourires et des rires que nous n’aurions certainement pas connus. Je ne peux que garder un souvenir particulier de ma danse sous les étoiles en échange d’une chanson en Quechua….

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Les traces de dinosaures de «Ninu Mayu»

Le lendemain matin, 2h30 de marche matinale nous permet d’arriver à «Ninu Mayu», un hameau de quelques habitations situé à flan de montagne. Les villageois cultivent ici le blé mais ils sont également les gardiens d’un site fascinant. Sur une paroi, apparaissent très nettement de nombreuses traces de dinosaures. Il y a en de toutes les tailles, assez pour réveiller nos âmes d’enfants et nos rêves d’explorateurs.
Après avoir demandé notre route à une famille de paysans, leurs deux petites filles nous guiderons à travers la montagne jusqu’au chemin principal. La route à travers les montagnes de toutes les couleurs nous mène finalement à «Potolo». C’est l’heure de l’almuerzo (déjeuner), nous en profitons pour prendre place à la cantine du village.
Nous retournons à Sucre dans l’après midi et enchaînons le soir même avec un bus de nuit pour Santa Cruz et les Missions Jésuites.

San José de Los Chiquitos: Sur les traces des Missions Jesuites

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L’église de Los Chiquitos

Pendant la nuit, lorsque nous nous réveillons, la lune éclaire légèrement les paysages secs et vallonnés, offrant un tableau presque surréaliste. Malgré tout, 13h sont nécessaires pour rejoindre Santa Cruz. À peine arrivés, nous reprenons un autre bus de 5h pour rejoindre San José de Los Chiquitos. Nous avons quitté l’altiplano, et c’est sous la pluie amazonienne que nous arrivons. Ici, tout est très différent. Les habitants sont typés différemment, ils ne portent pas l’habit traditionnel, les rues sont en terre battue et il y règne presque une ambiance de Far West…
Au milieu de la place l’imposante église de Los Chiquitos surprend par son style. Construite en 1761 par les indigènes, sous ordre des Jésuites de la couronne Espagnole, elle est réputée pour être la plus belle de toutes les Missions. Nous passons deux jours dans ce petit village hors des sentiers battus. La météo n’étant pas au beau fixe pour toute la semaine dans l’Amazonie, nous décidons de remonter sur l’altiplano.

Cochabamba: La capitale gastronomique de pays

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Plaza 14 de Septiembre – Cochabamba

Le jour n’est pas encore levé lorsque nous arrivons à Cochabamba. Capitale gastronomique du pays un stop nous semblait indispensable! Une nouvelle fois le mercado central sera notre cantine pour les jours à venir. Nous visitons le marché de «La Cancha». Situé au centre de la ville, c’est l’un des plus grands de Bolivie. On y trouve de tout! Notre allée préférée a certainement été celle des diseuses de bonnes aventures, entourées de fœtus de lamas et de bizarreries en tout genre.
Le lendemain nous partons en bus rejoindre le grand marché de «Totora». Ce marché est immense et nous y achetons bon nombre de souvenirs. Un air d’accordéon s’échappe d’une petite taverne où des locaux sont regroupés pour partager la «Chicha» (Bière à base de mais fermenté). L’ambiance est conviviale, nous nous joignons à eux le temps d’une boisson.
L’après midi, nous visitons le couvent de Santa Teressa. À l’heure où la communication est au coeur des relations humaines, il est difficile d’imaginer la vie des nones en autarcie totale il y a à peine 50 ans. Durant toutes leurs vies, elles vivaient recluses du monde et soumises à des règles d’une extrême dureté. En cas d’infraction elles allaient directement dans un cachot minuscule. On peut encore voir les inscriptions gravées par les pauvres malheureuses…

La Paz: La capitale la plus haute au monde

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La Paz

Notre arrivée à la Paz est en quelque sorte « bénie » car c’est le jour où le Pape Francisco a choisit pour se rendre dans la capitale. A cette occasion, la plupart des routes sont fermées. Nous visitons la ville dans des conditions privilégiées en compagnie d’un jeune breton rencontré à Potosi. Le soir venu, le passage du pape à bord de sa célèbre « Papamobile » se fera au son des cloches de l’église de San Francisco. Plus d’un million de fidèles ont fait le déplacement.
Comme tous les jeudis, un grand marché se tient à El Alto, le quartier qui surplombe toute la ville. Nous nous rendons en téléphérique afin de profiter d’une des plus belles vues de la capitale. Du haut du plateau à plus de 4000 M, le panorama sur l’Ilimani et la Cordillera Real est magnifique. La culture, les Cholitas (femme en tenues traditionnelles, avec chapeaux melons et tresses), les marchés et les musées font de la Paz une capitale sympathique. C’est également une bonne base pour explorer les environs; nous y repasserons plusieurs fois durant notre séjour.

Cordillera Real: Partie 1 – Trek de Sorata

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Le village de Sorata

Aujourd’hui direction de Sorata, située à 5h de route de La Paz. C’est un village charmant avec une petite place centrale, des palmiers et des montagnes enneigées en arrière plan. 3 jours de trek en autonomie sont au programme: Direction la Laguna glacial. Nous louons tente et équipement de cuisine depuis l’office des guides de Sorata et partons passer 2 nuits au bord de la première lagune: La Laguna Chiliquita.
Les nombreux chemins et le peu d’habitations rendent l’orientation très difficile. Heureusement que nous sommes équipés d’un GPS permettant de nous repérer. Malgré tout, nous ne trouvons pas la lagune et après plus 1500 M de montée, nous devons poser le camp dans un autre endroit.

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trek au depart de Sorata

Le lendemain, nous rejoignons en moins de 10 minutes la lagune. Nous avons préalablement loué les services de surveillance de notre équipement afin de trekker plus léger jusqu’à la Laguna glacial. L’excursion d’une journée sans les services d’un guide est éreintante, car on est jamais certains d’être sur le bon chemin. Le « sentier », rocailleux et abrupte est difficilement visible. L’altitude de plus de 5000 M ne facilite pas la tâche. Néanmoins, les vues vertigineuses sont superbes avec notamment une visibilité lointaine sur le lac Titicaca et la chaîne de montagne de l’Apolobamba. Fendant le ciel au dessus de nos têtes, le magnifique condor Andin sera la seule âme qui vive que nous croiserons tout au long de cette journée. A peine arrivés au sommet, nous faisons demi tour afin d’être certains de revenir au campement pour 16h et de profiter pleinement de l’environnement sauvage de cette fin d’après midi…
Le lendemain, nous marchons jusqu’à Sorata, rendons les équipements et enchaînons avec un bus pour La Paz. Nous sommes à présent bien acclimatés pour l’excursion du lendemain: L’ascension du Huyana Potosi.

Cordillera Real: Partie 2 – Ascension Huayna Potosi

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Entrainement d’escalade sur glace

Nous optons pour 3 jours d’excursion afin de gravir ce sommet de 6088 M. La première journée se déroule sur le glacier près du camp de base. On apprend le temps d’une après-midi à se déplacer en crampons et à descendre et monter des murs de glace. Nous sommes dans un groupe avec un Israélien et un Anglais; l’ambiance est bonne et entraînante.
La deuxième journée après une mâtinée de repos, nous rejoignions le deuxième camp à 5250 M sous une tempête de neige. Les conditions climatiques et la prise de conscience sur la difficulté de l’épreuve me font renoncer à l’ascension…
Le guide nous réveille à minuit. Le temps d’enfiler l’équipement et de prendre un petit déjeuner léger, nous voilà les pieds dans la glace. Curieusement le ciel est bien dégagé, sans le vent que nous avons pu ressentir la veille. L’ascension ne présente pas de grande difficulté mais le froid et la fatigue se font ressentir au bout de quelques heures.

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06.00 – L’arrivée au sommet

Nous arrivons au sommet juste avant le lever de soleil et le spectacle est à couper le souffle, mieux que ce que je pouvais imaginer! La vue s’étend jusque en Amazonie, on aperçoit même le Sajama (plus haut sommet de Bolivie) situé à des centaines de kilomètre de là… Ce matin, sur un total de 50 personnes seulement 15 ont atteint le sommet.

Rurrenabaque: Jungle & Pampa Bolivienne

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Le parc national de Madidi

18h de bus sur la route de la mort nous attendent afin de rejoindre Rurrenabaque. La nouvelle route asphaltée jusqu’à Coroico est vertigineuse mais de bonne qualité. Passé ce village, le chemin en terre ne comporte plus qu’une seule voie… Frissons garantis ! La route est longue et très inconfortable, on a connu mieux.
Nous arrivons au petit matin dans cette petite bourgade qui longe le fleuve du Béni avec des collines couvertes de jungle en arrière plan. Rurrenabaque est la porte d’entrée du parc Madidi, mais également de la pampa bolivienne.
Après quelques jours de repos bien mérité, nous nous aventurons dans la jungle. 3 heures de pirogue sont nécessaires pour remonter le Béni, et enfin pénétrer dans le parc Madidi.
Nous sommes passés par l’agence « Max adventure » qui propose une expérience de type « survival ». Au programme: Marche dans la jungle, découverte de plantes médicinales, observations d’animaux (perroquets, singes, cochons…) et campement des plus sommaires. Une expériences sympathique, mais que nous avons aimé en demi teinte. Ce concept pourrait être beaucoup plus poussé. Certes, nous en gardons un bon souvenir mais notre guide bien que sympathique, n’avait pas l’expérience de l’âge pour nous faire rêver sur les traditions des tribus locales.

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Coucher de soleil dans la pampa

Nous avons donc décidé, sur les conseils de voyageurs rencontrés plus tôt, de tenter l’aventure dans la pampa. Changement de décors, on glisse au fil de l’eau pour observer les animaux qui peuplent les environs. On y passe 3 jours, au sein d’un petit lodge à observer une faune incroyable (dauphins roses, caïmans, toucans, rongeurs géants, piranhas…). L’expérience Pampa est vraiment une réussite. A ne pas rater si vous êtes dans la région !

Lac Titicaca: A la decouverte de l’ile du soleil

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Le chemin des crêtes – l’ile du soleil

Nous arrivons à Copacabana après un long trajet en bus depuis Rurrenabaque. Sur la place principale se dresse une immense cathédrale où de nombreuses personnes viennent chaque jour se recueillir. Dans quelques jours aura d’ailleurs lieu l’une des plus grandes fêtes catholiques de la région, et l’on pressent déjà les l’excitation.
Après une nuit de repos, nous prenons la direction de l’île du Soleil, étape incontournable à toute visite du lac Titicaca. En effet, c’est ici que serait née le soleil ainsi que Manco Capac et sa sœur-femme Mama Oclo considérés comme les premiers Incas. Le bateau nous dépose au Nord de l’île et bien qu’il y ait beaucoup de touristes cela ne dénature pas la beauté du paysage. L’île escarpée compte de nombreuses criques. La culture en terrasse, le bleu de l’eau, et la côte rocheuse rappellent par endroit des paysages de méditerranée.
Accompagnés d’Aurélie, nous profitons de la ballade du bord de mer pour se détendre sur la plage de la Serena, une plage de sable à l’eau transparente. Après le village de Challampa, nous récupérons le chemin des crêtes afin de profiter d’un panorama de 360 degrés tout le long de l’île. Nous passons la nuit dans un hôtel au Sud, à Yumani petit village aux murs en pierre. Perché à flan de montagne, face à la Cordillera Real l’endroit ne manque pas de charme.

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Le petit village de pierre de Sampaya

Le lendemain, réveillés par les cris des mulets, nous privatisons un petit bateau pour rejoindre la péninsule. La vie d’insulaires n’est pas simple. L’eau est apportée à dos de mulets depuis la fontaine de jouvence située au bas d’un long escalier en pierre et la majorité des denrées alimentaires se trouve à Copacabana. C’est d’ailleurs l’occasion pour notre hôte de prendre le bateau avec nous pour se rendre en ville. Il nous avancera gracieusement en voiture jusqu’au chemin qui permet de rejoindre le petit village de pierre de Sampaya. Situé face à l’île de la lune, voilà un village des plus pittoresques. Nous marchons pendant 1 heure et profitons des beaux paysages côtiers de la péninsule. Nous finirons la route les cheveux au vents à l’arrière d’un pick up, sur des sacs de riz.
De retour à Copacabana, nous prenons un bus pour rejoindre la ville de Puno située au Pérou. Nous avons dépassé notre visa de 8 jours, et tandis que Romain passe naturellement le contrôle de douane, je serai affligée d’une amende de 140 bls (21$).

Alors que notre aventure se termine en Bolivie, nous avons le sentiment que malgré nos 40 jours, nous n’avons pas eut assez de temps pour explorer la totalité des richesses du pays. Nous reviendrons un jour, mais en attendant, direction le Pérou, avant dernier pays de notre tour du monde.

 

Conseils-aux-voyageurs- En cas de passage de frontière Bolivie/Pérou changez vos Bolivianos du côté Péruvien aux femmes devant l’immigration. Nous avons eu une commission de change proche de zéro.
– Apprenez quelques mots en Quechua et Aymara pour vous ouvrir la porte des sourires!
– Pour les peintures rupestres et les traces de dinosaures sans touristes direction la Cordillera de Los Frailles.
– Pour le Salar d’Uyuni votre sac de couchage est indispensable.
– Pour visiter les mines de Potosi, l’agence Big Deal Tour est l’une des meilleures, les guides étant d’anciens mineurs avec preuve à l’appui!
Comptez (22$/pax). Prenez plusieurs poches de coca et des sodas pour les mineurs. Ce n’est pas beaucoup pour vous, mais ça compte beaucoup pour eux…
– Les treks sont difficiles, mal cartographiés, les chemins peu visibles et escarpés. Les services d’un guide sont donc recommandés. Possibilité en indépendant avec un GPS et une bonne expérience.
– Si vous manquez de temps vers Rurrenabaque pour la pampa et la jungle, choisissez la Pampa! Beaucoup plus d’animaux et ambiance farniente garantie. Attention les moustiques sont féroces!
Agence Sunset à Rurrenabaque, comptez 75$/pax pour 3 jours.
– Pour les trajets en bus:
Comptez large pour votre itinéraire les retards sont fréquents.
Pensez à un duvet, les nuits peuvent être glaciales.
Achetez directement à la station de bus, une heure avant le départ pour des tarifs « discount ». Faites jouer la concurrence.
– De la Paz beaucoup d’excursions sont possibles, étudiez les nombreuses possibilités et prévoyez du temps!
– Alors oui la route de la mort qui descend de La Paz sur Rurrenabaque est longue et dangereuse MAIS tout à fait Conseils-aux-voyageursfaisable (20$/pax aller-retour)
Vous hésitez? Prenez un petit coucou, profitez de la vue en 45 min (130$/pax aller-retour)
– On mange pour un rien en Bolivie, testez les comedors dans les villages (cantines locales), les mercados dans les villes (marchés locaux) et les nombreux petits restaurants.
– En indépendant les Missions Jésuites demandent beaucoup de temps, passez par une agence pour optimiser celui ci.
– Avant de descendre en Amazonie pensez à bien regarder la météo, sinon vous comprendrez vite le terme de « rainforest »!
– La négociation ne fait pas partis des mœurs. Les prix ne sont pas vraiment gonflés pour les touristes, profitez en!

 

Commentaire

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3 Comments

  • Dalquier jm dit :

    Coucou tous les 2
    Je suis toujours impressionnée par vos voyages ,c’est beau d’être jeunes et sportifs !!nous avons fait en 2013 l’ile du soleil j’en garde un très bon souvenir
    Bonne continuation
    Gros bisous
    Jm

  • Chrissand dit :

    Excellent votre parcours en Bolivie, ca donne envie. J’ai fait l’Argentine et j’avais peur de revoir les mêmes paysages mais finalement, il y a pas mal d’autres lieux à voir qui sont différents!

    Merci pour votre carnet de voyage

    • Louise et Romain dit :

      La Bolivie offre vraiment des paysages à couper le souffle!
      Super l’article sur Lyon pendant la fetes des lumières… Notre hotel coup de coeur reste quand meme la cours des loges.
      Merci pour le commentaire, ca fait toujours plaisir!
      Bonne route :)

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